A. Ouverture de l’ExperienceAlice

La poésie est l’image, et cela au pied de la lettre, Alice en est la preuve et la fleur exquise.
La fameuse voyageuse du pays des merveilles, la voyeuse de l’Autre côté du miroir, voyelle et virgule au pays des mots, trace jusqu’à nous une épopée hors du commun. Parente échappée de la cour de Mister Punch – la revue de la caricature et de l’illustration anglaise du 19e siècle, sœur aînée du Little Nemo in Slumberland- le chef d’oeuvre de l’âge d’or de la bande dessinée américaine-, patiente avant l’heure du Docteur Freud, inventeur de la psychanalyse et auteur de l’Interprétation des rêves, égérie préfigurée du surréalisme, image animée de l’enfance dorée, héroïne virtuelle des jeux du réel… impossible de compter tous ses visages.
Alice rayé comme un zèbre, rouge comme une reine de saba, noire comme corbeau, qui le soleil a brulé, qui connaît la connaissance, qui reconnaît le non-sens, elle qui s’est perdue, elle qui rêve, elle qui est tombée, quoi qu’elle veuille, au centre de la terre, au paradis perdu, sous un miroir ou une lame de cartes, jouée au tribunal des mots et des images.

Un commentaire

  • alice est perdue dans un monde qui n’est plus que son corps car elle rêve. Sinon, quelle matérialité ont les choses qu’elle rencontre ? Etant donné que dans la face interne de son contenant/corps, il y a des représentations, qui sont l’interface de celles apposées sur la face externe de ce contenant – corps. Vu que le contenu est lui même en demeure dans la figure et dans toutes les figures / représentations, nous voilà bien décontenancés pour dénouer ce merdier, non pas surréaliste ni psycho – psychanalystique mais ontologique, ( merde ça fait verbeux)parce que c’est le noeud même de la fiction que cette embrouille et c’est dans ce noeud que se joue notre rapport au monde. En creux dans une matière/ corps qui tisse nos représentations. Et ceci n’est pas surréaliste. C’est l’acte même de penser d’aimer et de créer.


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